New York, 9 novembre. À Paris, KLC vient de publier une très belle synthèse sur l'arrivée de la mobilité. Ici, la mobilité on la vit vraiment. KLC avait vu juste, à un détail près.
D’abord, on baigne dans WiFi. Là où je suis, au cœur de Manhattan, je n’arrive plus à compter les réseaux accessibles. En me collant à la fenêtre, j’en trouve une vingtaine, souvent faibles et intermittents, et rarement accessibles sans protection. Autrement dit, à condition de payer, on a partout un Internet rapide. Ça semble idiot à dire, mais on se connecte bien plus facilement à son bureau parisien que depuis la France.
Autre tendance forte : Blackberry et autres PDA ou Smartphone gérant les mails. Entendu au cours d’une party : « Mon Blackberry vient de m’annoncer que… ». En allant au bureau le matin, les New-Yorkais font toujours la course sur les trottoirs mais en tapotant frénétiquement sur leur Blackberry. Ce qui rend très difficile la pratique simultanée de l’autre sport local : marcher en tenant son grand gobelet de café brûlant.
D’une façon générale, la mobilité est partout. Les employés munis de PDA qui orientent les clients à l’entrée des queues. Les flics pour mettre les PV, après lecture du code à barres sur le pare-brise. Les paiements par carte que le client garantit par signature avec un stylet (curieuse forme de signature "électronique" revue par les Américains). Et bien sûr les empreintes digitales et photos au passage de l’immigration.
Comme le dit la synthèse KLC, il faut bien deux « devices » informatiques pour être parfaitement mobile, et ce sont bien le Smartphone et le Laptop WiFi. Mais ce n’est pas tout à fait suffisant. Il faut aussi un troisième device, qui ici n’a rien d’électronique : la carte de crédit, personnelle ou corporate. Sinon, pas de connexion. Ni aucune autre forme de vie d'ailleurs. Dans les restaurants branchés (WiFi ou pas), la première chose qu’on fait en entrant, avant de commander, c’est de donner sa Credit Card.